Liste des MairesLes personnalités


 

Liste des Maires


 

 

  • Louis Delaporte 1790 – 1792
  • Robert Freret 1792 – 1793
  • Jacques Louis Desplanques 1793
  • Abraham Le Capon 1793 – 1794
  • Michel Jouan 1795 – 1797
  • Michel Gueret 1797 – 1798
  • Louis Orry 1798 – 1800
  • Louis Charles Delaporte 1800 – 1812
  • Jean Hamelin Des Boisards 1812 – 1815
  • Frédéric Le Bellier 1815
  • Jean Hamelin Des Boisards 1815 – 1816
  • Jean Duhamel 1816 – 1829
  • Placide Lemor 1829 – 1935
  • Jean Charles Melchior Lemor 1835 – 1881
  • François Lemor 1882 – 1892
  • Gonzalve Fremin 1892 – 1898
  • Eugène Vrac 1898 – 1904
  • Alcide Guiffard 1904 – 1913
  • Albert Groult 1913 – 1919
  • Auguste Halley 1919 – 1920
  • Joseph Le-Cacheux 1920 – 1922
  • Pierre Levallois 1922 – 1925
  • Albert Groult 1925 – 1931
  • René François 1931 – 1936
  • Célectin Tabarin 8 jours
  • Eugène Ruet 1936 – 1944
  • Albert Pèlerin 1944 – 1959
  • Raymond Eliard 1959 – 1965
  • Henri Le-Cacheux 1965 – 1989
  • Alain Huraux 1989 – 1995
  • Louis Le-Cacheux 1995 – 2001
  • Jean-Pierre Mauquest 2001 –
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Henri LECACHEUX

 

 

 

 

Les personnalités


 

Charles-François Tiphaigne de La Roche 1722-1774

né le 19 février 1722 à Montebourg, décédé dans cette même ville le 11 aôut 1774

Ecrivain français

Il aurait anticipé l’invention de la photographie en 1760 dans un récit fantastique

nommé   « Giphantie » (anagramme de son nom)

 

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Jacques François Melchior Le Mor 1764 – 1860

 

Jacques Le Mor est né à Montebourg en 1764 et mourut à Montebourg à l’âge de 96 ans, le 26 décembre 1860, un record en son temps. Il sera nommé député du tiers-état aux états généraux convoqués par le roi Louis XVI en 1789, puis secrétaire de Napoléon Ier.

À l’ouverture de son testament par Maître Guiffard, on vit qu’il n’avait pas oublié de faire du bien après sa mort.

En effet, voici ce qu’écrivit le notaire, « J’ajouterai que votre défunt Lemor a droit encore et tout particulièrement à la reconnaissance de tous les pauvres de Montebourg dont il avait fait en quelques sorte sa seconde famille. J’ai trouvé, en effet , que par son testament olographe à mon étude devant Maître Lefranc, mon prédécesseur, ce testament, en date du 20 octobre 1859 Monsieur Jacques- François Melchior Lemor avait légué 1 000 francs à chacune des 50 familles de Montebourg les plus pauvres et les plus dignes d’être secourues, soit 50 000 francs. Ce legs a été délivré aux personnes légataires par acte en mon étude, tous ont certainement gardé le souvenir de ce grand acte de génèrosité ».

Il repose dans le cimetière de Montebourg.

 

 

 

 

Alexis de Tocqueville 1805-1859

 

Né à Paris le 29 juillet 1805 dans une famille légitimiste de la noblesse Normande, Alexis de Tocqueville compte plusieurs aïeux illustres de la noblesse normande. Il est par sa mère arrière-petit-fils de Malesherbes et neveu du frère aîné de Chateaubriant. En outre, il descend de Saint-Louis par sa grand-mère paternelle. Ses parents, ultra-royalistes, Hervé Clérel de Tocqueville, Comte de Tocqueville, soldat de la garde constitutionnelle de Louis XVI, et Louise Madeleine Le Peletier  de Rosanbo, évitent la guillotine grâce à la chute de Robespierre en l’an II (1794). Après un exil en Angleterre, ils rentrent en France durant l’Empire et Hervé de Tocqueville devient pair de France et préfet sous la restauration. Il est également le frère d’Édouard et Hipollyte Clérel de Tocqueville.

Licencié de droit, et suivant l’enseignement de François Guizot Alexis de Tocqueville est nommé juge auditeur en 1827 au tribunal de Versailles où il rencontre Gustave de Beaumont, substitut, qui collaborera à plusieurs de ses ouvrages. Après avoir prêté à contre-cœur serment au nouveau régime, tous deux sont envoyés aux États-Unis (en 1831) pour y étudier le système pénitentiaire américain, d’où ils reviennent avec Du système pénitentiaire aux États-Unis et de son application (1832) Tocqueville s’inscrit ensuite comme avocat. Il rencontre le Procureur Général  de l’État de Louisanne, Étienne Mazureau, qui lui fournit un grand nombre d’informations sur le plan juridique, mais également sociologique, démographique et linguistique. Alexis de Tocqueville publiera en 1835 le premier tome De la Démocratie en Amérique (le deuxième en 1840), œuvre fondatrice de sa pensée politique. En 1840, il est reçu en Angleterre  par son ami John Sutard Mill, et publie son essai L’État social et politique de la France avant et depuis 1789 qui formera ses grandes bases de réflexions sur l’Ancien régime et la révolution.

À la même époque il entame une carrière politique, en devenant en 1839 député de la Manche (Valognes), siège qu’il conserve jusqu’en 1851.

En 1842 , il est élu Conseiller Général de la Manche par le Canton de Sainte-Mère-Montebourg, qu’il représente jusqu’en 1852. Le 6 Août  1849 il est élu, au second tour de scrutin par 24 voix sur 44 votants, Président du Conseil Général fonction qu’il occupe jusqu’en 1851.

Retiré en son chateau de Tocqueville, il entame l’écriture de L’Ancien Régime et la Révolution, paru en 1856, dont le sujet porte sur le centralisme français. La seconde partie reste inachevée, quand il meurt en convalescence à la Villa Montfleury de Cannes le 16 avril 1859, où il s’était retiré six mois plus tôt avec sa femme pour soigner sa tuberculose . Il est enterré au cimetière de Tocqueville.

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Gonzalve Frémin 1825-1906

Né à Fresville, le 15 avril 1825, décédé le 1er septembre 1906 personnalité politique et scientifique de la Manche. 

IL crée à Montebourg un atelier de mécanique pour construire un ballon à hélice qui l’emmènerait en Angleterre. Il manque toutefois l’essentiel : le moteur. Jamais à court d’idée, il imagine placer des hommes à bord du dirigeable qui, se relayant, feraient tourner l’hélice. Le matériel est transporté à Fresville dans un champ toujours appelé « Le Clos du Ballon ». Mais l’expérience tourne court parce que l’acidité du gaz ronge les tuyaux et stoppe l’alimentation.

Il se lance alors dans la politique locale, conseiller municipal puis maire de Montebourg  de 1892 à 1896.

 

 

 

 

Monseigneur Le Nordez 1844-1922

Albert Léon Marie Le Nordez, né à Montebourg en avril 1844 mort dans cette même ville le 29 janvier 1922,  est une personnalité religieuse catholique de La Manche. Ordonné prêtre en 1869, il enseigne à l’Abbaye de Montebourg avant d’être nommé Chapelain de Sainte-Geneviève de Paris. Prédicateur à Notre-Dame de Paris, ses sermons des vendredis de Carême rencontrent le public féminin qui lui ouvre les portes des salons littéraires, et lui valent le surnom de « l’Apôtre des gentilles ». Il est ensuite nommé Chanoine de Beauvais (Oise) et Protonotaire Apostolique en 1895. Fondateur de la revue Fénélon, il encourage le culte de Jeanne d’Arc, conjugaison de la sainteté et le patriotisme dans une fin du XIXe ou papistes et anticléricaux s’affrontent violemment. Ainsi offre-t-il une statue équestre de la Pucelle en 1899 à Montebourg. Inaugurée le 15 octobre devant la maison natale du prélat, sur la place baptisée à l’occasion du nom de la sainte, l’œuvre en grandeur naturelle de 1,7 tonne d’alliage mesure sur son piédestal en pierre de Dijon, 5,6 mètres de haut.

Il est sacré Évêque à Montebourg le 9 août 1896, nommé d’abord Évêque auxiliaire à Verdun (Meuse), puis nommé Évêque à Dijon (Côte-d’Or) en 1899, avec le soutien du républicain libéral Casimir Périer, et de Mgr Placé, Archevêque de Rennes. Intronisé à Saint-Bénigne le 16 février 1899, il prend position en faveur du gallicanisme et de la République, déclarant que « la France et la Religion sont faites pour s’entendre, et non pour se haïr », puis refusant de condamner frontalement en 1902 la loi sur les congrégations religieuses. Il se met également à dos une partie du clergé dijonnais en en imposant son autorité et ses idées. Accusé à tort d’être franc-maçon, il est au centre d’une violente polémique orchestrée par des journaux nationalistes et est convoqué au Vatican par Pie X sans l’accord du ministre des Cultes français, en violation du Concordat, permettant au gouvernement de suspendre les relations diplomatiques de la France avec le Vatican et précipitant la séparation de l’Église et de l’État.

Démissionnaire de son ministère le 4 septembre 1904 il se retire à Huberville  puis dans sa ville natale, où il meurt en 1922. Sa démission non reconnue par le gouvernement jusqu’à la loi de Séparation de l’Église et de l’État, son successeur n’est nommé qu’en 1906.

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Joseph Le Cacheux 1880-1952

Né le 15 mars 1880 à Montebourg (Manche). Décédé le 4 novembre 1952 à Paris (15ème).  Député de la Manche de 1928 à 1942,membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante. Député de la Manche de 1946 à 1948, sénateur de la Manche de 1948 à 1952. Le 10 juillet 1940 , 80 députés n’ont pas voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, dont Joseph Le Cacheux.

 

 

 

Edmond-Marie Poullain 1878-1957

Né Le 24 janvier à Montebourg. Décédé le 27 juin à Granville. Magistrat, peintre-graveur et aquafortiste français.

Il arrive à Paris en 1902 ou 1903 pour faire des études de droit. Plutôt que la faculté, il préfère fréquenter les cafés où fraternisent poétes et peintres. Il s’inscrit à l’Académie Colarossi. Il rencontre Picasso et Paul Fort. Il devient ami avec Apollinaire, Max Jacob et André Salmon.En 1905, il réalise deux portraits d’Apollinaire dont un au fusain qui se trouve au musée de Stavelot en Belgique. Cette même année il rencontre Matisse.

Il perçoit le cubisme comme un danger pour sa peinture. Il fuit alors Paris en 1906 , se réfugie à Vauville et inscrit sa peinture dans un régionalisme fervent.

De 1907 à 1919 il est avocat à Valognes puis juge de paix.

En 1911, on arrête Guillaume Appolinaire que l’on accuse d’être à l’origine du vol de La Joconde. Il soutient son ami , enfermé à la Prison de la Santé. Il use alors de son talent juridique pour réconforter le poète.

En 1942,  il entre dans la Résistance, intégré au réseau Marland.

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Arsène Lefillâtre 1888-1966

Né à Montebourg le 6 aoùt 1888. Décédé à Montebourg le 20 février 1966. Il fut conseiller municipal durant deux mandatures( du 9 avril 1953 au 26 mars 1965)

Le Conseil Municipal du 27 mars 1969 a nommé l’école élémentaire Groupe Scolaire Arsène Lefillâtre à l’unanimité « en souvenir de celui qui a fait beaucoup pour les écoles publiques. »

Pour l’anecdote, le 2ème l (minuscule) s’est transformé en I (majuscule). Ainsi on peut lire sur la façade de l’école Groupe Scolaire Arsène LEFILIATRE.

 

 

 

 

Jean-Magloire Dorange 1911-1941

Pierre Devouassoud 1921-1941

En février 1941, 15 jeunes résistants tentent de rejoindre les Forces Françaises Libres, en Angleterre. Pour ce faire, ils achètent un voilier     » Le Buhara ». Le 12 au soir, ils partent. Malheureusement, dans la nuit, le moteur tombe en panne et au petit matin ils sont faits prisonniers.


Ils sont tous condamnés à mort. Leur défenseur, un officier de la Wehrmacht plaide à plusieurs reprises pour alléger les condamnations. Il obtient 7 ans et demi de prison pour le plus jeune, les travaux forcés à perpétuité pour 12 autres. Hélas, la sentence est maintenue pour Jean-Magloire Dorange et Pierre Devouassoud. Ils sont fusillés le 12 avril 1941 le long des murs de l’Abbaye de Montebourg.

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